Essai Jolicloud linux 1.1

J’ai testé avec plaisir la distribution Linux Jolicloud 1.0 à sa sortie en 2010. J’ai beaucoup aimé. Les développeurs promettaient une version 1.1 améliorée avant la fin de l’année. Elle est devenue disponible pour de nouvelles installations en décembre. On devait attendre encore un peu pour la mise à jour d’une installation existante.

Aujourd’hui le 5 janvier 2011, mon installation de Jolicloud (sous Virtual Box) m’avise de la disponibilité de la mise à jour.  Comme prévu par l’équipe de la distribution, la mise à jour de la version 1.0 à la version 1.1 se fait très facilement. Le système mentionne qu’il va faire la mise à jour, vous demande d’accepter et lance le travail. L’opération est assez longue, mais normale puisque l’on parle tout de même d’une mise à jour de système d’exploitation. S’en suit un redémarrage, une synchronisation de l’application Calc (Open Office) et 1  mise à jour. On note immédiatement une amélioration pour les utilisateurs de Virtual Box. C’est une petite attention appréciée si on considère que le public cible n’est pas l’utilisateur de machine virtuelle.

Je dois avouer que plutôt d’attendre la mise à jour de 1.0 à 1.1 pour tester les changements, j’avais fait l’installation d’une nouvelle machine virtuelle avec la version 1.1 en décembre.  La mise à jour à 1.1 transforme mon installation de 1.0 en version 1.1 parfaitement. Quels sont les changements?  Pour ma part, pas très apparents!  Toute l’interface, que je trouve très intéressante, est un peu plus polie. La cohérence de l’ensemble a été légèrement améliorée (elle était déjà excellente). Pour moi, ce nouveau paradigme de l’interface d’un ordinateur est réussi. Un peu déstabilisant, mais pas trop. Juste assez. La gestion du fond d’écran est la bienvenue pour mettre un peu de couleur dans l’environnement foncé de cette distribution.

Le tableau de bord permet le lancement de nos applications préférées, dont l’accès à la configuration du système. L’accès à la configuration est plus aisé et plus cohérent qu’auparavant. L’interface Jolicloud présente des icônes pour les items de base de la configuration. On peut cliquer sur « Autres paramètres » pour obtenir le centre de contrôle (Ubuntu) plus complet. La cohérence aurait été parfaite si le contenu du centre de contrôle avait été affiché directement dans l’interface (HTML5) Jolicloud plutôt que comme une application autonome. C’est tout de même excellent.

En cliquant sur « Apps Locales » nous avons accès aux applications installées localement sur l’ordinateur (sous le joli minois de Jolicloud se cache une distribution Linux traditionnelle). On peut en ajouter facilement en cliquant sur « Ajouter une app locale » malgré le peu de choix de cette liste à ce moment. J’ai ajouté Synaptic qui ne permettrait au besoin d’ajouter d’autres applications qui elles ne se retrouveraient pas déjà sur la machine. Pour le moment, ce n’est pas possible puisque Jolicloud n’octroie pas les droits systèmes requis. Je trouverai peut-être plus tard. Dans les faits, ce ne serait pas utile pour l’utilisateur cible normal de cette distribution. L’icône « Plus d’apps » ouvre un navigateur de fichier dans /USR/SHARE/APPLICATIONS affichant les icônes de toutes les applications installées localement sous le capot de Jolicloud. On retrouve Synaptic à cet endroit et il fonctionne correctement. Personnellement, ça me permet de faire certaines choses dont j’ai l’habitude sous Linux mais non intégrée à Jolicloud. J’imagine que pour les utilisateurs avec une connaissance technique plus faible, le besoin ne se ferait pas sentir et le chemin tortueux pour y accéder demeurerait inconnu. Je comprends les développeurs de ne pas rendre cette possibilité plus accessible et en même temps de la garder présente.

La portion « sociale » semble bien, mais je n’ai aucun intérêt alors je ne peux commenter. La portion « dossier » permet de gérer nos données qu’elles soient locales ou sur des services externes comme Box.net, Dropbox ou ZumoDrive. Je trouve cette fonctionnalité réussie, pas trop déstabilisante et assez cohérente. Pour les applications (web ou locales) ça se passe comme pour la version 1.0. L’agacement présent précédemment lors de l’utilisation de Google Docs y est toujours. Je fais un petit rappel. Lorsque l’on clique sur l’icône « Google Docs », cette application web est démarrée dans sa propre fenêtre (techniquement un navigateur web sans aucun menu ou bouton) comme on s’y attend. Si on choisit un fichier à éditer (en cliquant dessus) Jolicloud démarre l’application Google Docs correspondante (Calc par exemple) dans un navigateur Chromium complet. C’est peut-être voulu, mais pour moi, la cohérence serait meilleure si Calc (par exemple) démarrait lui aussi dans un « Run-time » (navigateur web dépourvu de menus ou boutons). J’espère que cela sera corrigé éventuellement ou que je me ferai à l’idée.

Pour le reste, l’utilisation des applications locales et web, c’est exactement comme la version précédente. On peut basculer entre elles à l’aide du Alt-Tab, ce que j’aime beaucoup. On clique sur le nuage pour retourner à l’interface Jolicloud. Ça fonctionne très bien.

J’oubliais. Jolicloud demande la création d’un identifiant sur leur site ou d’utiliser l’identifiant Facebook. Habituellement, je trouve ce genre de demande agaçante. J’ai joué le jeu cette fois-ci. En utilisant le même identifiant sur mes deux installations Jolicloud, celles-ci sont synchronisées. C’est-à-dire que si je modifie par exemple le tableau de bord d’une installation par l’ajout d’une application, la seconde installation dupliquera le changement. Ça peut être fort intéressant pour un utilisateur possédant plus d’une machine.

En conclusion, j’aime beaucoup cette distribution Linux différente. En fait, une personne sans aucune connaissance Linux, même assez débutante en informatique pourra s’y retrouver et accomplir ce qu’elle désire. Les gens s’y retrouvent dans iOS et Android qui sont pourtant très différent de Windows alors pourquoi pas Jolicloud!

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